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Reportages : Bornes anti-stationnement, dangereuses

Transmis par HBG, le Dimanche 03 Juin 2007 - 10:46
Nuisances et Agressions  750 lectures  -  Imprimer Format imprimable   
Parmi l’explosion exponentielle des nuisances portées au monde piéton sur ses espaces piétonniers, les plus agressives (et les plus irrespectueuses) sont bien celles qui, quoique émanant de décisions débattues et prises en Conseils Municipaux (donc par une tablée d’Elus et de Représentants que l’on espérerait mieux éclairés) ont la prétention de régler, physiquement, les incivismes des Conducteurs...
En effet, des aménagements agressifs pour les piétons condamnent définitivement toute la politique de stimulation nécessaire, et à attendre des divers partenaires de l’Education (dans les phases d’Education, mais aussi phase de Suivi de l’Education, au sens civique du terme, envers notre population de conducteurs de tous ordres).

Ces nuisances, physiques, sont implantées en lieu et place des actions éducatives légales applicables, et moralement attendues avec impatience par les victimes-piétons.

Ces actions de sanctions, légales, certes impopulaires et craintes, ont le mérite d’oser parfaire et vérifier l’application d’une Education commune (l’Obtention d’un Permis de Conduire est une autorisation sollicitée onéreusement, sanctionnée par des Epreuves nationales, informative sur les usages européens, et dont l’obtention ne fait donc aucun doute sur le caractère éclairé et responsable des gênes portées au monde piéton…)

Les sanctions devraient donc intervenir et être agies sans état d’âmes, tout simplement, afin que cesse enfin la nécessité actuelle pour les victimes d’avoir à conduire des Plaintes à l’encontre des fauteurs, pour des infractions d’évidence : elles auraient au contraire à s’exercer par les Services Publics, en simple application systématique et méritée des sanctions (celles-ci étant prévues, enseignées, et donc acceptées par anticipation, de Droit, en toute connaissance de cause !)

En matière d’implantation de Mobiliers urbains (bornes anti-stationnement) : Que dit la Loi ? (LIEN A VENIR)

Il est au contraire très alarmant de constater que depuis ces 20 dernières années, on s’autorise largement à
  • multiplier en milieu urbain, sur les espaces-piétons, des obstacles répétitifs et même dangereux pour certaines catégories de Piétons fragiles

  • afficher une politique d’addition d’obstacles supplémentaires, par l’implantation de « bornages anti-stationnement », alors qu’ils rétrécissent notoirement, définitivement, et gravement le « couloir de marche » piéton.


Ce couloir, ces espaces, il avait été utile, après plusieurs années d’ignorance, après plusieurs années de sensibilisations, de défendre le fait qu’ils avaient à être aménagés de façon cohérente : les besoins ont été argumentés, démontrés dans les caractéristiques qu’ils avaient à présenter pour qu’ils incluent enfin dans leurs dimensions minimales les cheminements libres et autonomes des populations les plus démunies !

On assiste aussi, parallèlement à l’actuelle réduction systématique de certains espaces piétons, à de curieuses applications de Principes de précautions, mais au profit de victimes potientielles… motorisées :
  • comme arracher à tour de bras, en bords de routes, des éléments naturels tels des arbres. Ces présumés obstacles dangereux y étaient pourtant présents et utiles pour assurer un confort commun tant piétonnier qu’automobile. L’arrachage de ces arbres adultes, se fait alors au mépris de leur intelligente implantation pour leur fonction d’ombre, pensée en prenant en compte les régionalismes climatiques. Souvent leur condamnation à mort se fait sur de faux arguments (prétendues maladies des espèces, souvent controversées juste après leurs coupes, mais qui auront permis de rendre la Nature responsable, et décharger ainsi l’Homme de ses mauvaises décisions…)


Dans le même temps, une floraison d’implantations nouvelles, d’obstacles physiques multipliés sur trottoirs, portées en agression complètement et consciente envers les espaces piétons, n’émeut personne ?

  • D’un côté, on s’autorise à oublier d’analyser que la notion d’obstacles « présumés dangereux » (présence sur trottoirs, sur accotements) que sont les arbres ne se situait pourtant pas sur les espaces de circulation de leurs principales victimes : il est appliqué un principe de précaution (alors que l’accidentologie grave s’exprime uniquement lorsque les conducteurs-victimes quittent gravement leur axe et espace de déplacement motorisé…)


  • De l’autre, on s’autorise à étouffer l’analyse que la notion d’ « obstacles dangereux surajoutés » existe : ils sont consciemment multipliés sur l’espace et les axes naturels piétons, la notion de gêne aux activités et trajectoires piétonnes est totalement niée. Celle d’usagers particulièrement exposés est aussi totalement niée


  • Il s’applique aussi dans le même temps, dans les périmètres repérables de dégradation d’un environnement piétonnier, encore non borné, une très large et incompréhensible politique de l’autruche envers les délinquants gêneurs.


Le fauteurs sont pourtant très facilement identifiables, puisque immatriculés. Les Elus savent parfaitement que leur inertie va provoquer et entraîner une future politique de bornages, dont on connaît et dénonce depuis longtemps les défauts limitatifs et dangereux !

Cet état de tacites complicités, éclairées, est désormais à dénoncer fermement.
En effet, certaines de ces implantations sont depuis très longtemps notoirement référencées comme dangereuses. Or, leur implantation perdure, malgré les multiples textes de Préconisations parus depuis, malgré les initiatives individuelles de victimes en ayant fait des retours négatifs, puisque signalés par des victimes de blessures causées sur ces obstacles précis… Sans doute l’absence d’esprit strictement procédurier de leurs victimes aura desservi largement leur non prise en compte ?…

Qui sont les responsables de cette indifférence partagée ?
- les Assureurs : les blessures ne cause-t-elle pas assez de surcoût ?
- les Médecins : perdraient-ils du temps au côté des victimes, pour constituer des dossiers de Plaintes « contre » les Pouvoirs publics, « contre » des Riverains responsables de blessures…
- le Simple citoyen ? : le corps humain de ces Quidams n’ayant guère de valeur commerciale pour s’y attarder ?
- quand aux plaies de l’âme, ouvertes et ré-ouvertes inlassablement par les situations d’irrespects, flagrantes, banalisées par la démission notoire des Services Publics, qui s’y intéresse vraiment à l’heure actuelle ?

Cela soulève Questions :
  • faudra-t-il donc entrer en Défenses, organisées, pour ramener à leur écoute, devant le constat que l’accidentologie banale et la fatigue piétonne n’émeut personne... ?

  • devant ce constat que la qualité de vie piétonne globale n’est pas encore un critère de poids, allons-nous enfin nous exprimer ouvertement ?


Dénonçons donc les choix politiques des Elus et Fonctionnaires :
  • leur choix d’échapper à leur mission d’Eduquer et d’avoir à surveiller la permanence de cette Education

  • leur choix de statuer sur des solutions de multiplication de « Bornages » des espaces piétons


Car le recul permet de dénoncer qu’il est maintenant identifié des situations individuelles désagréables, dangereuses, voire gravement dommageables, et qui ne peuvent plus rester classées dans la nébuleuse des « inattentions », des faits « rares », des aventures négatives « individuelles » !

Il est désormais notoire qu’il se produit bien :
  • des chutes de Piétons sur les bornages les plus bas, car insuffisamment contrastés par rapport au sol, rétrécissant (voire obstruant) les couloirs de marches piétonnes

  • des jeux d’équilibres d’enfants en bords de voies fréquentées, depuis des bornages, sur lesquels ils se perchent par jeu de recherche d’équilibre ou de limites, les mettant en danger aggravé (comparativement aux bordures de trottoirs nues)

  • des réductions immédiates d’accessibilités pourtant récentes et modernes, aux droits de passages piétons (ces accessibilités sont immédiatement rendues inconfortables dès leur création ou leur mise aux normes)

  • pour les Piétons en technique de guide, en chien-guide, en fauteuil roulant, en canne longue, pour les enfants tenus en main(s) d’un adulte accompagnateur, pour les personnes tractant une charge de type caddie de courses, etc…, ces aménagements « anti-incivisme automobile » constituent une mise en complexité de vie, supplémentaire et stressante

  • pour les Riverains d’origine, leur est imposée une perte conséquente et définitive du libre accès à leurs droits naturels : perte d’avoir toujours pu accéder en approche motorisée, au plus près de leur habitat, pour la gestion des déchargements exceptionnels


Réalisons-nous seulement quelques instants que ces victimes perpétuelles d’incivismes émanant d’automobilistes souvent Commerçants souvent Clientèles (de types de conducteurs fort mal éduqués) il n’existe même plus la capacité d’application de l’autorisation d’Arrêt, prévue au Code de la Route ?

Réalisons-nous que, eux, ces Riverains primo-arrivants sont installés depuis les origines du Quartier, et leurs héritiers ont donc participé aux privations d’Emprunts d’accession à la Propriété…, ont supporté le coût de création de ce confort de trottoirs anciennement larges et sécuritaires pour les piétons ?

Réalisons-nous qu’à cause d’étrangers au Quartier de vie quotidienne, à cause de démagogies exagérées envers Clientèles, Nouveaux Commerçants, Nouveau Riverains (qui, eux, ont à tors décidé de ne pas analyser correctement et honnêtement leur projet d’implantation récente) il faudrait continuer à accepter cela au nom de l’Evolution de notre Société ?

Réalisons-nous que désormais, ces propriétaires primo-arrivants, historiquement bafoués, ont été enclins à devenir eux-même délinquants, pour accéder tant bien que mal à leurs Biens, et sont venus gonfler les rangs des nouveaux fraudeurs en rejoignant la bande des inciviques ?

Réalisons-nous qu’après avoir été les premières victimes, après avoir tiré sans succès tous les signaux d’alarmes à leur disposition, pour faire respecter leur cadre de vie ! ils ont alors participé eux-même au désastre psychologique à long terme : car ils étaient pleinement fondés par l’expérience personnelle à raconter à leurs descendance, à juste titre, combien la Loi les avait gravement et longuement abandonnés ?

Qui n’a pas connu des « gens de bonnes familles » qui recommandent désormais à la jeune génération de savoir abandonner à son tour la Loi, sans état d’âmes… la Jungle politique étant la loi appliquée en usage quotidien… Mais qui en est la cause, à l’origine ?

Dans le bilan 2006, ce sont autant de citoyens perdus pour l’esprit de citoyenneté, sauf à recevoir des excuses officielles de leurs Elus, sur les souffrances imposées dans la plus grande indifférence, excuses à présenter aussi sur la dégradation de patrimoines familiaux, quand ce n’est pas sur des conduites d’intimidations vécues dans la plus grande des stupéfactions…

Doux rêve ! quel est l’homme politique qui aura le mental et la force d’honnêteté intellectuelle de présenter des excuses à ses concitoyens : elles ne viendront jamais…
(LIEN AVEC ARTICLE Clientèles)

Il ne semble en effet ne gêner personne que
  • par ces choix de non-verbalisation,

  • par ces choix de bornages excessifs, complètement inadaptés devant la réalité de l’Histoires d’un Quartier,

  • par l’abandon politique de l’application simple des Droits (mais ici, malheureusement la transmission orale ne constituerait pas un début de preuve sur la dégradation programmée et progressive de certains lieux : le phénomène reste donc improuvable, les fautifs sont à l’abri de toute poursuites)

des Propriétaires Anciens, Piétons vivant dans les Quartiers de proximité, auront perdu définitivement des qualités de vie liées aux qualités immobilières initiales, choisies avec attention au moment de leur implantation, mais auront assisté…. éclairés, conscients, civiquement alerteurs… à la dégradation définitive de leur patrimoine « Espaces de Vie ».
Mais s’autorisera-t-on à enfin sortir de la langue de bois ?

Quand étudiera-t-on cet épineux concept (Est-il si vrai que le bornage soit d’Utilité Publique ? cela reste encore à prouver…) en l’analysant aussi sous ses divers autres aspects, humains, qui sont autant de dommages collatéraux subis et jusque-à ce jour non pris en compte !!!

Je vous invite donc à commencer à venir témoigner concrètement sur ce Site :
  • de vos expériences locales, positives ou désastreuses

  • merci de nous en faire partager les effets positifs ou négatifs, vécus sur votre environnement en tant que Propriétaire, Locataire, Piéton

  • que les automobilistes aussi soient invités à s’exprimer !

Oui, même le témoignage de conducteurs repentis, redevenus enfin conscients de leurs responsabilités passées sur la dégradation de l’environnement, serait positivement très constructif… Au contraire, il serait utile d’arriver à décrire la localisation la plus précise possible afin de situer vos Observations négatives et positives, car tous ces lieux, inadaptés et/ou accidentogènes seraient alors transmis aux Assureurs, afin d’être enfin entendus par les Elus (Faisons en sorte que l’ensemble des Responsabilités puissent ainsi être enfin engagées, sans état d’âmes. Il en va de la réussite du concept d’Accessibilité globale) !

Opposer une action constructive à une résignation passive, c’est possible : Venez rejoindre une Commission EPPO

 
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